Cercle Aliénor 8-12-2012

En ce début décembre, le Cercle Aliénor nous a permis de découvrir la voix poétique d'Armand Robin au travers de la présentation de Françoise Morvan et de la lecture de poèmes en russe par André Markowicz. 

Françoise Morvan, agrégée et docteur ès lettres, auteur d'une thèse sur André Robin et de nombreux ouvrages et traductions, nous a donc invités à suivre l'itinéraire de ce poète qui "se perd" au fur et à mesure de ses expériences d'écriture. Elle a tenté de nous dresser le portrait le plus vraisemblable, au plus proche de la vie et des oeuvres de l'auteur, s'opposant parfois à une vision consensuelle de celui-ci. En effet Armand Robin est présenté comme un poète maudit dont il possède en partie tous les attributs (de tendance anarchiste il meurt dans un commissariat). En réalité nous avons découvert un homme de son siècle dont les engagements varient et évoluent en fonction de ses rencontres et des évènements. S'il écrit dans le Libertaire, il n'hésite pas à renvoyer dos à dos tous les types de régimes qui conduisent au totalitarisme. Ainsi son voyage en URSS en 1933 marque un tournant dans sa pensée. Françoise Morvan souligne donc ses engagements mouvants, comme le prouvent ses liens avec le gouvernement de Vichy puisqu'il travaille au ministère de l'information et rédige des "bulletins d'écoute". Il peut publier ainsi en 1942 son premier et unique roman, Le temps qu'il fait, qui s'ancre dans sa Bretagne natale. Après la guerre,  catalogué comme collabo, il se met en marge puis s'inscrit à la Fédération Anarchiste et publie une étude sur la propagande, La fausse parole en 1953. 

Passionné par les langues étrangères il se tourne vers la traduction notamment pour la Radio dans l'émission Poésie sans passeport. Il trame ses traductions de tout un travail musical qui le conduit souvent à une réécriture partielle des textes. 

Afin de mieux comprendre ses traductions, Françoise Morvan s'est adressée à André Markowicz qui a honoré de sa présence le Cercle et nous a proposé une lecture commentée de poèmes russes et des traductions. 

Enfin Françoise Morvan souligne l'assèchement progressif de la voix poétique propre d'Armand Robin. De façon curieuse, elle souligne que cet assèchement intervient alors que le poète étudie l'arabe - il  étudiera près de 36 langues-, la langue du désert. Sa poésie est celle de la perdition et son auteur se trouve comme dépersonnalisé. 

Bien loin de toute récupération partisane  Françoise Morvan nous a présenté un poète, celui qui n'était personne et qui "fut pris en flagrant délit de vie", bien malgré lui?

 

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" Là où est la paix Dieu habite. " Le Roman de Renart - XIIe siècle.

Tous réunis lors de cette veillée œcuménique pour la paix. Qu'il est bon de voir se réunir et prier toutes les religions pour la Paix.

Eucharistie: Empr. au lat. chrét. eucharistia « action de grâces; ce qui a été consacré par la prière d'action de grâces, le pain, le vin eucharistique » (Blaise), celui-ci empr. au gr. class. ε υ ̓ χ α ρ ι σ τ ι ́ α « reconnaissance; action de grâces », gr. chrét. « le sacrifice de l'Eucharistie ».

Trésor de la Langue française

La célébration de la messe s’ouvre par des rites d’introduction : « ces gestes, qui risquent de passer inobservés, sont très importants parce qu’ils expriment dès le début que la messe est une rencontre d’amour avec le Christ », explique le pape François.

"On exprime ainsi la foi commune et le désir mutuel de rester avec le Seigneur et de vivre l’unité avec toute la communauté.

Et c’est une symphonie priante qui se crée et qui présente aussitôt un moment très touchant"

Audience générale du 20 décembre 2017. Pape François.

Avez-vous choisi votre devise en tant qu’évêque ?

Oui, il s’agit de l’expression latine Sursum corda. La traduction française serait « Haut les cœurs » mais je préfère la traduction liturgique : « Élevons nos cœurs ». Je l’ai reçu comme une évidence pour trois raisons : le cœur est d’abord un lien eucharistique, une source vivante pour la mission que le Christ nous confie. Comme le dit saint Paul, c’est également une invitation à regarder les réalités d’en haut et à bien vivre sur Terre quand le cœur est tourné vers le ciel. Enfin cela signifie que le Seigneur veut habiter nos cœurs.

https://fr.aleteia.org

Agnès Pinard Legry 

05 juin 2018

"Bénir est un acte essentiel de la vie religieuse. L’homme, de nature religieuse, a toujours cherché la bénédiction pour lui ou pour les autres. La Révélation à Abraham jusqu’à son accomplissement dans le Christ est une bénédiction. « Je te bénirai », dit Dieu à Abraham (Gn 12, 2). Et Paul, contemplant l’accomplissement dans le Christ, « loue Dieu qui nous a bénis par toutes sortes des bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ » (Ep 1,3). Dieu bénit l’homme ! Voilà l’essentiel."

Selon un article de Mgr Pierre d’Ornellas, évêque de Rennes, Dol et Saint-Malo