Cercle Aliénor 11-11-2012

En ce 10 novembre 2012, Gérard Bocholier, agrégé de Lettres et poète français (prix Louise Labbé 2011), Rédacteur en chef de la Revue Arpa, auteur de nombreux essais notamment sur Reverdy et Baudelaire, nous a présenté la voix poétique d'Anne Perrier, Grand Prix National de la Poésie 2012. 

 

Afin de resituer la poétesse et son oeuvre Gérard Bocholier nous a proposé quelques repères biographiques. Anne Perrier est née en 1922 à Lausanne, de mère alsacienne et de père suisse. Elle étudie à Lausanne et prend pour modèle Rilke et Eluard. Ses premiers essais d´écriture ont lieu à l'adolescence et lui apparaissent comme "une nécessité de faire ses gammes". Car pour elle "le poème se fait toujours à l'intérieur". Ainsi ses textes sont travaillés à l'intérieur puis surgissent sur la page lorsqu'ils sont prêts comme elle l'affirme dans Mise en voix: « J'ai très vite eu l'intuition qu'un poème ne pouvait être le produit d'un magma de rêves bru-meux qui tomberaient d'eux mêmes sur le papier, mais le résultat d'un véritable travail, le fruit d' une discipline qui n'est pas sans analogie avec celle qui transforme un amateur de musique en un musicien professionnel. Et j'ai donc fait mes gammes : des centaines d'alexandrins, d'octosyllabes ou de décasyllabes rimant à qui mieux mieux et que je ne confi-ais qu'à…ma corbeille à papier ! J'avais entre quatorze et seize ans. »

Passionnée de musique elle hésitera entre écriture et musique mais ce sera les mots et leur éblouissement: "la présence charnue des mots m'éblouissaient" qui l’emporteront.

Elle rencontre alors Charles Journet ( qui deviendra Cardinal et acteur éminent du Concile Vatican II, notamment au travers de la rédaction de la Constitution Gaudium et Spes) et se convertit au catholicisme. Elle collabore avec lui dans la Revue Nova et Vetera (et ce jusqu'en 1975) et rencontre par son intermédiaire Jacques Maritain. Entre 1943 et 1947 elle publie ses premiers poèmes et reçoit cette année là (1947) le prix Foloppe. Elle se marie en 1947 avec Jean Hutter directeur des éditions Payot. Elle collabore dans la revue Rencontre entre 1950 et 1953. Par ailleurs elle publie son premier livre Selon la Nuit en 1952 chez Les Amis du Livre.

Elle cherche son chemin entre art engagé et art distancié. Elle choisit la distance dans Arts Poétiques car elle a "la certitude que le poète s'engage en poésie uniquement". Pour elle toute poésie engagée est une poésie en cage. Elle cherche à "garder un nomade attentif". Elle publie chez Payot 5 recueils entre 1955 et 1988 dont Le petit prêt, Le temps est mort, Le livre d'Ophélie. Puis à partir de 1986 elle publie chez Dogana notamment son dernier recueil en 1999, L'unique Jardin.

Parallèlement à son écriture poétique on retrouve une abondante correspondance marquée par la rencontre épistolaire avec Cristobal Pavia en 1966. Celui-ci atteint d'une maladie psychiatrique se suicide en 1968. De cette rencontre épistolaire avec son "frère de cristal" naîtra Lettres Perdues, prix Rambert, en 1971: "Par les fentes de l'éternité nous parlerons encore jusqu'à ce que l'été nous recouvre de volubilis".

 

..... la suite arrive

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" Là où est la paix Dieu habite. " Le Roman de Renart - XIIe siècle.

Tous réunis lors de cette veillée œcuménique pour la paix. Qu'il est bon de voir se réunir et prier toutes les religions pour la Paix.

Eucharistie: Empr. au lat. chrét. eucharistia « action de grâces; ce qui a été consacré par la prière d'action de grâces, le pain, le vin eucharistique » (Blaise), celui-ci empr. au gr. class. ε υ ̓ χ α ρ ι σ τ ι ́ α « reconnaissance; action de grâces », gr. chrét. « le sacrifice de l'Eucharistie ».

Trésor de la Langue française

La célébration de la messe s’ouvre par des rites d’introduction : « ces gestes, qui risquent de passer inobservés, sont très importants parce qu’ils expriment dès le début que la messe est une rencontre d’amour avec le Christ », explique le pape François.

"On exprime ainsi la foi commune et le désir mutuel de rester avec le Seigneur et de vivre l’unité avec toute la communauté.

Et c’est une symphonie priante qui se crée et qui présente aussitôt un moment très touchant"

Audience générale du 20 décembre 2017. Pape Françoise.

Avez-vous choisi votre devise en tant qu’évêque ?

Oui, il s’agit de l’expression latine Sursum corda. La traduction française serait « Haut les cœurs » mais je préfère la traduction liturgique : « Élevons nos cœurs ». Je l’ai reçu comme une évidence pour trois raisons : le cœur est d’abord un lien eucharistique, une source vivante pour la mission que le Christ nous confie. Comme le dit saint Paul, c’est également une invitation à regarder les réalités d’en haut et à bien vivre sur Terre quand le cœur est tourné vers le ciel. Enfin cela signifie que le Seigneur veut habiter nos cœurs.

https://fr.aleteia.org

Agnès Pinard Legry 

05 juin 2018

"Bénir est un acte essentiel de la vie religieuse. L’homme, de nature religieuse, a toujours cherché la bénédiction pour lui ou pour les autres. La Révélation à Abraham jusqu’à son accomplissement dans le Christ est une bénédiction. « Je te bénirai », dit Dieu à Abraham (Gn 12, 2). Et Paul, contemplant l’accomplissement dans le Christ, « loue Dieu qui nous a bénis par toutes sortes des bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ » (Ep 1,3). Dieu bénit l’homme ! Voilà l’essentiel."

Selon un article de Mgr Pierre d’Ornellas, évêque de Rennes, Dol et Saint-Malo