Cercle Aliénor 10-03-2012

Anne Mortal
Anne Mortal

Le 10 mars 2012 le Cercle Aliénor recevait à la Brasserie Lipp Anne Mortal . Spécialiste de Julien Gracq, Gustave Roud, Philippe Jaccottet, André Du Bouchet, Pierre-Albert Jourdan, elle nous a proposé de la suivre sur Les chemins d'Yves Bonnefoy. Après une rapide présentation biographique du poète, elle nous a invités à pérégriner et traverser différents carrefours à la suite de Bonnefoy.  Carrefours entre l'image et la présence, le mouvement et l'immobilité. En effet, le refus de Bonnefoy d'une poésie qui ne tienne qu'au songe, l'a irrémédiablement poussée à travailler sur la notion de présence qui s'ancre dans un corps et un lieu.

 

Cette recherche a été menée en collaboration avec divers artistes tel que Giaccometi. La marche, le mouvemenet est devenu pour le poète l'acte métaphysique par excellence. Le corps se transforme pour devenir une présence singulière qui se dresse et existe. Dans ce lieu où se dresse l'être, se dissippe tout hasard et surgit l'absolu qui permet de sentir la joie la plus pure. 

Anne Mortal s'est interrogée ensuite sur la pésence dans l'écriture de Bonnefoy de ces lieux vrais, les hauts lieux où l´homme en marche, en bascule dans l'espace extérieur peut échapper au déséquilibre, à l'angoisse de la disparition. Ces hauts lieux, dont on retrouve la trace dans l'Ancien Testament avec les autels élevés dans les montagnes, habitent toute une littérature, notamment médiévale.

Ainsi dans le Perceval de Robert de Boron, le héros cherche à accéder au château du Roi Pécheur. Il se retrouve alors à un carrefour, celui de l'arbre aux enfants. Ainsi la poésie d'Yves Bonnefoy devient à la fois haut lieu et carrefour et l'image poétique se retrouve entre un lieu choisi et un lieu proche mais délaissé, un lieu connu et un lieu désiré. Yves Bonnefoy vise donc une image poétique qui permette l'unité du monde mais celle-ci "exténuée d'être là" n'est qu'une simple représentation. Cependant elle permet de donner le désir et donc à l'être, de se mettre en mouvement, d'exister. La poésie est donc toujours à remettre en oeuvre, à reprendre, elle s'établit entre la gnose et la foi. 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Baudoin (lundi, 12 mars 2012 12:27)

    Corps, visages, images, glaces, décors or sous les éclats des lustres.
    Livres ouverts, effeuillés, soufflés, perçus, saisis, exprimés, rêvés...
    Regards tendus toujours vers le dit, le vrai, l'absolu, le revers de l'angoisse.
    Des étants attentifs, songeurs, dubitatifs dans un lieu de passage qui reflète déjà des éthérés accrochés à l'instant.
    Merci au photographe qui toujours nous ouvre vers l'ailleurs.
    Baudoin

« Ce que la photographie reproduit à l'infini n'a lieu qu'une fois. »

« Ce que la photographie reproduit à l'infini n'a lieu qu'une fois. » Roland Barthes

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